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mercredi 29 mai 2013

Le Pistachier et le Sol :

Le Pistachier et le Sol :
Les besoins du pistachier en matière de sol ne sont pas tellement ficelés, le plus sur c’est que le pistachier peut valoriser des sols non ou peu valorisables par d’autres espèces fruitières.
Un dicton Turque dit que « le sol ou ne végète aucune espèce fruitière est celui que préfère le pistachier ». Sentence bien dite, mais je voudrais remplacer le mot « préfère »  par « tolère ». En effet, cette espèce est non gourmande en sol, c’est une plante calcicole qui pousse en sols calcaires, caillouteux, lourds, légers, basics, acides,   volcaniques, gypseux et même salés  etc. Bref,  le sol n’été jamais un facteur limitant pour voir des pistachiers qui poussent.
Tout ça est vrai, mais « attention », comme tous les arbres fruitiers on ne saurait demander d’un arbre de pistachier une bonne production que s’il trouve de quoi la constituer facilement. Donc, tolérer n’est pas préférer. Si cet arbre est particulièrement rustique et peut végéter dans des sols pauvres, ce n’est pas là qu’il sera le plus rentable.
Pour le sol, il faut qu’il soit sain et surtout perméable, un sol lourd asphyxiant et humide constitue le plus souvent un substrat mortel pour les pistachiers. Les racines de cette espèce semblent très sensibles aux conditions d’asphyxie en sols lourds, même en sols légers la remontée accidentelle de la nappe peut être à l’origine de la pourriture des racines. Dans les sols lourds et périodiquement humides le Pistacia. terebinthus  en porte-greffe convient mieux que le P. vera. Cas des sols du pied d’Etna en Sicile (Brochure de l’INRAT – Tunisie), pour les sols peu lourds et humide le P. atlantica convient le mieux.
En conclusion, et pour finir avec le paramètre sol :
Les bons vergers de pistachier se trouvent en bonnes végétation et production sur des sols légers ou moyennant légers, mettez « X » sur les sols dites à « amandier » ou à « vigne », puisque ces deux espèces ont presque les mêmes exigences que celui du pistachier, ces deux espèces constituent une référence suffisante. Au-delà de cet horizon on est obligé de parcourir le risque de moins de productivité et des problèmes de différents genres suivant la qualité du substrat en question.

mardi 28 mai 2013

Les préparations biodynamiques.


L’agriculture biodynamique utilise neuf préparations biodynamiques ; décrites par Steiner, dans le but d’améliorer la qualité du sol et de stimuler la vie végétale. Ces produits-ci se composent d’extraits minéraux, végétaux ou de fumier animal, généralement fermentés et apportés, en petite portions au compost, aux fumiers, au sol ou bien directement sur les plantes, après dilution et addition de produits appelés dynamisations (Diver, 1999). Les préparations biodynamiques originelles sont numérotées de 500 à 508. Les préparations biodynamiques à base de compost figurent dans la liste qui suit :
Tableau 1. Préparation biodynamiques à base de compost
Préparation
Herbe/matière
Eléments
Résultats
502
Fleur de millefeuilles (Achillea millifolium)
Soufre (S)
Potassium (k)
Elle permet aux plants d’assimiler les oligo-éléments à partir de quantités extrêmement diluées.
503
Fleur de camomille
Calcium (Ca)
Elle stabilise l’azote (N) dans le composte et améliore la vie du sol de manière à stimuler la croissance de la plante.
504
Grande ortie (Urtica dioica )
Soufre (S)
Potassium (k)
Calcium (Ca)
Fer (Fe)
Ella est favorable à la santé du sol, en fournissant les nutriments individuellement aux plantes.
505
Ecorce de chêne
Calcium (Ca)
Elle confère des propriétés pour combattre les maladies qui sont préjudiciables aux plantes.
506
Pissenlit commun (Taraxacum officinale)
Silicone (Si) ou Acide silicitique
Potassium (k)
Il stimule la relation Si et K et en conséquence, Si peut attirer les forces cosmiques du sol.
507
Fleur de valériane (Valeriana officinalis)
Phosphore (P)
Elle agit sur le compost en favorisant une utilisation appropriée du phosphore par le sol.

D’après les principes biodynamiques, les plantes reflètent les activités de la terre et de cosmos dans leur manière de s’accroitre. Outre la préparation à base de compost, deux traitements sur  le terrain sot aussi prévus. Le fumier à base cornes (500) vise à renforcer le pouvoir de la terre, alors que les silices de cornes (501) visent à renforcer le pouvoir du cosmos. Le fumier à base de cornes assure un pouvoir fertilisant du sol très concentré : le développement des drageons en bénéficie grandement et la formation d’humus est également stimulée ( Sattler et Wistinghausen, 1992). Le fumier de cornes est préparé en utilisant le fumier bovin (fermenté dans une come de vache qui est enterrée pendant six mois de l’automne à l’hiver) et il pulvérise sur le sol. La préparation à base de silice de cornes est élaborée à partir de la poudre de quartz (pressée dans une corne de vache, enterrée pendent six mois du printemps à l’été) et distribuée sous forme de pulvérisation foliaire afin de stimuler et régler la croissance (Wistinghausen et al., 1992 et Diver, 1999). Une autre préparation biodynamique, qualifiée de 508, est à base de prêt (Equisetum arvenser). La prêle  occupe une place à part parmi les plantes employées pour élaborer ces préparations. Elle ne fait pas partie des préparations à base de compost (502-507), mais elle est utilisée pour traiter les plantes directement. La silice est reliée à la lumière et elle contribué à prévenir  une croissance exagérée des champignons lorsque le jus  de prêle est distribué sur le sol ou sur les plantes (Wistinghausen et al). 

Multiplication du pistachier.



Le pistachier peut se multiplier par semis ou par greffage. Le bouturage ne donne que des résultats non signifiants. Les tissus émettent très difficilement des racines même avec des hormones et conditions optimisées de bouturage.
Semis :
La multiplication par semis peut naturellement être utilisée, mais comme pour touts les arbres fruitiers sélectionnées, il est très rare de conserver par cette méthode les qualités du pied mère et le produit obtenue est généralement très inférieur  une autre contrainte, c’est que plus que la moitié « ou presque », des sujets, serons des mâles.
Le pistachier est un bon porte-greffe pour soit, donc le semis n’est pratiqué que pour produire des plants destinés au greffage.
Le semis en pépinière :
La multiplication de pistachier en pépinières est la méthode la plus couramment utilisée pour créer de nouvelles plantations.
En pépinière la date de semis renferme une assez grande importance. En effet il est fortement souhaitable que les plants soient assez grands et résistants avant les grandes chaleurs de l’été.
Un semis précoce c’est favorable, mais attention, les jeunes plantules sont sensibles au froid. En Tunisie, la période retenue c’est celle du 15 Janvier au 15 Février. Des semis tardifs « jusqu'au mois de Mars » peuvent normalement aboutir à des résultats, mais les jeunes plants peuvent être victime au phénomène d’échaudage surtout en absence de bon contrôle  de l’irrigation. En outre les vents de sables peuvent mettre les jeunes plants en catastrophe.
On  peut réaliser des semis directement sans trempage des graines mais cette façon retarde la germination quelques jours. Etant donné que la période de végétation du pistachier sous notre climat est très courte, on est obligé de  minimiser les pertes de jours de végétation et avoir des plants vigoureux avant les chaleurs de l’été.
L’avantage du trempage (24 ou 48 heures) est de fournir immédiatement à la graine l’eau nécessaire à sa réhydratation qui permet normalement de gagner quelques jours et régulariser la levée.
Il consiste à mettre les graines dans des fûts pleins d’eau, les fruits qui surnagent sont vides et serons éliminés, comme on peut mettre les semences dans des sacs et les trempés a plusieurs reprises dans de l’eau « trois à quatre fois par jour ».
Après le trempage on peut mettre les graines directement en place sans passer par la stratification, mais pour gagner plus de temps et maîtriser le système racinaire des futurs arbres de pistachier il est fortement conseiller de procéder à une stratification.
La stratification :
La stratification consiste à mettre les graines en coques dans des conditions optimales de germination, les graines en questions peuvent être trempées ou non. En faite il s’agit de mettre dans un bac de stratification vingt centimètres de sable grossier, bien niveler pour avoir une surface pratiquement horizontale, étaler les graines trempées ou non sur toute la surface l’une à coté de l’autre et recouvrir le tout par une couche de sable.
Les fruits déhiscents ont généralement une réponse plus rapide à la germination, celles en coques fermées enregistrent un retard remarquable «  il vaut mieux les triées et les écartées avant la mise en place pour stratification des semences ». Le durcissement des coques en cas de fruits non déhiscents peut être à l’origine de pourriture de graines si le péricarpe ne s’ouvre pas rapidement sous l’action de l’humidité.
L’opération de stratification peut se faire dans des tranchés abrités en pleins champs mais on risque de négliger le contrôle de l’humidité, généralement les bacs de stratification son plus pratiques.
Attention aux rongeurs et aux oiseaux, un bon grillage doit être mis sur les bacs ou les tranchés.
Prendre précautions à maintenir humide, cependant il faut que le drainage soit parfait pour éviter la pourriture de l’amandon.
Contrôler l’humidité chaque jour avant d’arroser et utiliser des arrosoirs à jets fins.
Au bout de quelques semaines suivant la date de la mise en place et la température ambiante « 2 à 4 semaines » les racines commencent a progressais rapidement avant la tige. Dès que les racines aurons 1 à 3 cm, les semences sont retirées du sables, prenez précautions à bien manipuler les jeunes germes et à trier les fruits non germés. Cette opération se fait au fur et à mesure de la capacité de repiquage en place sur champs en pépinière.
Pincement du pivot :
Naturellement toute graine de pistachier émette une seule racine en pivot unique qui s’enfonce très profondément, raison pour la quelle le pistachier défende sa partie contre la sécheresse en conditions arides.
Mais étant donner qu’on est en situation de pépinière et que nos plants serons arrachés et transplantés sur leurs places définitives on n’a pas donc intérêt à favoriser l’émission d’une seule racine qui se développe en pépinière et qui sera par la suite sectionnée à une faible profondeur, car il présente une grosse plaie qui peut être peu ou pas cicatrisable et on finit par un mauvais redémarrage de la plante après transplantation ou simplement sa mort. Pour ces raisons on conseille de faire un pincement de ce pivot en jeune âge juste avant le repiquage et après la stratification.
Lorsque on retire nos plants du sable de stratification et que ce pivot n’a que quelques centimètres « 1 à 3 cm » on procède par l’élimination de la coiffe avec l’ongle « 1 mm suffit ». Plusieurs radicelles apparaissent au bout de quelques jours, et voila ! Un nouveau système radiculaire fasciculé est donné au pistachier.  Ce système augmente les chances de reprise en emplacement définitive des plants futur pistachiers.
Le repiquage doit se faire au fur et à mesure de la germination, il faut prendre ça en considération dès la mise en place des graines pour stratification. Pour des repiquages qui s’étalent sur 02 ou 03 semaines il faux stratifier en deux ou trois  bacs de stratification, un bac chaque semaine. Notez que le repiquage des plants vieux aboutit à des grands échecs.
Comme ça on arrive à finir la partie multiplication, attention n’oublier pas d’irriguer, si non vous serez dans l’obligation de répondre à une question qui commence par « pourquoi ? ». 

lundi 27 mai 2013

Le Pistachier

Le genre Pistacia appartient à la famille des anacardiacées de l’anacarde (Anacardium occidentale) ou « Noix de cajou ». Cette famille comprend des arbres connus comme «Schimus molle (faux poivrier » et Schimus terebinthifolius, le Manguier mangifera indica qui donne de la mangue fruit tropical recherché dont l’arrière gout ressemble à la térébenthine.
Le genre Pistacia compte parmi neuf espèces appartenant à la famille des Anacardiacées. Il est Originaire de l’Asie Mineure et pousse bien dans les zones au climat méditerranéen, notamment en Afrique du Nord et dans le Sud de la France. C’est une espèce à feuilles caduques qui comprennent entre trois et cinq folioles. Il préfère les sols légers et déteste la stagnation des eaux. Sa taille varie entre 3 et 8 mètres, supporte aussi bien la sécheresse et le froid. Cultivée pour son amande fruits de bon gout, parfumés et consommés sous différentes formes, et sa résine qui est utilisée dans la composition des vernis.
Milieu
Température : Le pistachier résiste aux températures très élevées comme elle résiste aux températures très basses du climat continental. On rencontre le pistachier à l’IRAK ou la température peut atteindre les 50°C comme en Turkesten ou les minimas tournent autour de -30°C. Dans la région d’ALEP en Syrie « actuellement *01/2013* en feux » et pendant la campagne 1949-1950 les arbres de pistachier  ont resté une dizaine de jours sous des températures de -23°C et n’ont pas subit de dommages pourtant les autorités syrienne ont enregistré en même période des catastrophes dans le secteur oléicole « 300.000 pieds d’olivier qui ont gelés).
Besoin en froid hivernal :
Par ces feuilles caduques le pistachier semble gourmande en matière de froid hivernal d’ailleurs quelques auteurs soulignent cette nécessité comme absolue, mais on note que plusieurs pieds de pistachier poussent aisément et fructifient normalement en zones côtières  « SFAX Tunisie, Grèce etc..).
Besoin en chaleur :
Si le pistachier ne craint pas les grands froids il pourrait donc végéter dans une grande partie de l’Europe. Le facteur limitant n’est pas le froid, mais le manque de chaleur et l’excès de pluviométrie. Cette plante demande une quantité de calorie supérieure ou égale à celle que demande l’olivier pour que ses fruits arrivent à maturité. Si le mois de Septembre est froid, les fruits n’auront pas la chance de murir normalement. Donc c’est dans la zone de l’olivier qu’il faudra chercher les régions favorables à sa culture. De même le pistachier peut valoriser des régions « notamment en altitude » ou la culture de l’olivier est limitée par les coups de froid excessifs.
Sensibilité des fleurs au froid :
Bien que le pistachier supporte des températures très basses en période de dormance « avant le débourrement »,  ses fleurs sont très sensibles aux températures gélives (-2°C environ) ; raison pour la quelle cet arbre peut valoriser les zones ou l’amandier craint les gelées tardives.
Besoin en eau :
Le pistachier résiste bien à la sècheresse, on rencontre des plantations de pistachierdans des zones de faible pluviométrie « Zarzis, Mahres, Sened et Maknassy en Tunisie » avec des précipitations respectivement 150 – 170 – 200 et 190 mm ». Là  ou le sol le permet le pistachier peut donner de bons résultats à conditions de bien irriguer au cours des trois premières années qui suivent l’installation de la culture et de respecter un calendrier culturale des travaux de sol. En général le pistachier peut être comparé à l’olivier et l’amandier et on peut dire et être sure que si ces deux espèces végètent bien dans une région, le pistachier peut aussi végéter bien si non mieux. Par son système racinaire naturellement très développé lepistachier peut défendre sa partie contre le manque d’eau. En sol léger et avec un sous sol calcaire les racines chassent l’eau très profondément même entre des roches volcaniques « cas de Sicile », ainsi le pistachier peut  survivre sous des conditions de pluviométrie de 70 à 150 mm avec un complément d’irrigation «cas de Rafsanjen en Iran ». Le plus sure c’est que si avec un sol léger, le pistachier peut fructifier correctement sous une pluviométrie de 200 mm, un bon teneur d’hygrométrie, forte écartement entre les pieds et travaux culturales continues sont toutes fois exigées. Pour conclure on peut dire que les besoins en eau du pistachier sont comparables à celles de l’olivier.
Au sud de la Tunisie, les fortes chaleurs se traduisent par presque un arrêt végétatif du pistachier et ce généralement en mois de juin et même avant, le débourrement du pistachier aura lieu en début du mois d’Avril. Attention ! en ce courte période de végétation l’eau est un facteur déterminant.

AGRICULTURE

Agriculture :
Travail de la terre, exploitation du milieu naturel permettant la production des végétaux et animaux nécessaires la vie de l’homme.
Agriculteur
Personne dont le métier et de cultiver la terre, de pratiquer l’élevage.
L’agriculture :
C’est le secteur primaire de toute économie nationale, il regroupe la phytotechnie, culture des végétaux et la zootechnie (élevage).
La science agricole ou agronomie comprend la connaissance : des terrains (agrologie), la quelle repose notamment sur la géologie, la géochimie, la pédologie ; du milieu (écologie, biogéographie, bioclimatologie, biométéorologie); des plantes cultivées et de leur amélioration (création de races et variétés par la sélection des graines et l’hybridation). Le drainage, l’irrigation, l’amendement (calcaire et humique) améliorent les qualités physiques des sols et l’apport des engrais améliore leurs qualités chimiques (agrochimie). On pratique également la rotation des terres ou assolement. La lutte contre les prédateurs, les parasites, les plantes adventices « mauvaises herbes » détruites par les pesticides revêt une importance capitale. Toutes ces disciplines et techniques qui requièrent examens en laboratoires, statistiques, informatiques ont bénéficiés des progrès de toutes les sciences et des capacités d’investissement financier surtout dans les pays industrialisés ou les exploitations se regroupent et se spécialisent, la main-d’œuvre diminuant, la mécanisation s’accélérant, les rendements battant des records. Il n’on va pas de même dans les pays du tiers monde, ou l’on a surtout développé les cultures commerciales (café, canne à sucre, arachide, etc..), dont les prix sont sujet aux fluctuations du marché mondial. L’aide à ces pays (FOOD AND AGRICULTURE ORGANIZATION « F.A.O » liée à l’ONU) étant insuffisante, voir maladroite (un don massif peut perturber le marché local et ruiner des agriculteurs du pays). La faim notamment la faim céréalière (blé, riz etc..) frappe ou menace la plus grande partie de l’humanité. Une réforme des structures économiques et des mentalités, associée à un aménagement rationnel de la planète, est indispensable.
" Dictionnaire Encyclopédique noms communs noms propres "

Agriculture Bio-dynamique

Agriculture Bio-dynamique
L’agriculture bio dynamique est une philosophie globale qui conjugue l’art, l’éducation, la nutrition et des principes de dynamique biologique. Elle représente une méthode d’agriculture bio qui considère l’exploitation comme un système vivant, ou chaque activité est intimement reliée à l’autre. L’agriculture bio dynamique éveille actuellement un intérêt grandissant vu l’importance qu’elle accorde à la qualité des aliments et à la santé du sol. « Diver, 1999 ».

L’agriculture bio dynamique est le résultat de huit cours donnés, en 1924 par Rudolf Steiner, un scientifique et philosophe autrichien, à un groupe d’exploitants près de Breslau, Allemagne (Sattler et Wistinghausen, 1992). Le principe écologique fondamental de la bio dynamique est de concevoir l’exploitation comme un organisme, une entité close, chaque exploitation ayant sa propre individualité. L’accent est donc mis sur l’intégration des cultures et du bétail, le recyclage des nutriments, le maintien du sol tout comme la santé et le bien être des cultures et des animaux ; l’exploitant quant à lui, fait aussi partie de tout ce unique (Diver, 1999). En définitive l’agriculture bio dynamique se fixe pour but de mieux maitriser l’action des forces qui régissent les processus naturels (Seivers, 1975).
L’agriculture bio dynamique présente une similitude  avec l’agriculture bio dans la mesure où elle exclut l’utilisation de tout engrais synthétique ou pesticide. Bien que l’agriculture bio dynamique se développe parallèlement à l’agriculture biologique à bien des égards. Elle vise d’avantage l’intégration des animaux en vue de créer un cycle de nutrition fermé, dépendant des époques de plantation des cultures par rapport au calendrier et reposant sur la croissance des forces spirituelles de la nature. Un trait distinctif de ce système est l’emploi de huit préparations spécifiques obtenues à partir du fumier bovin, des silices, des extraits d’herbes pour traiter le compost, Les sols et les cultures (Koepf et al., 1970 ; Sharma, 2001). Par ailleurs elle se distingue du système du système d’agriculture bio par son association à la science spirituelle de l’anthroposophie fondée par Steiner et par l’attention accordée aux pratiques culturales qui sont censées devoir aboutir à un équilibre entre la dimension physique et le royaume supérieur non physique. De plus il est admis que les forces cosmiques et terrestres exercent une influence et imprègnent de leur énergie vitale l’exploitation, ses produits et ses habitants.
Les principes qui seront décrits ici constituent le fondement des méthodes de gestion bio dynamique :
1.    L’agriculture bio dynamique a pour objectif de restaurer l’humus dans l’écosystème du sol pour en maintenir la fertilité et la productivité.
2.    Elle contribue au bon état du sol en favorisant un fonctionnement équilibré de la flore et de la faune puisque le sol est un système vivant, à l’intérieur du quel la vie microbienne peut être convenablement établie et maintenue.
3.    L’agriculture bio dynamique ne refuse pas de reconnaitre le rôle et l’importance des éléments minéraux du sol tel l’azote, le phosphore, la potasse, le calcium, le magnésium et ainsi de suite et elle considère l’utilisation avisée de la matière organique comme le facteur prépondérant pour la vie du sol.
4.    L’agriculture bio dynamique implique l’application judicieuse de tous les facteurs qui contribuent à la vie et à la santé du sol. Les plantes s’accroissent sous l’influence des facteurs abiotiques comme les températures, l’oxygène, le CO2, la lumière et l’eau et ces énergies sont transformées dans le système plante en des énergies chimiquement actives au travers de la photosynthèse.
5.    L’agriculture bio dynamique considère la plante comme une entité vivante qui ne se compose pas seulement d’éléments nutritifs (N, P, K, Ca, Mn, Mg, Cl, Fe, etc..), mais aussi de la matière organique, à savoir protéines, hydrates de carbone, cellulose et amidon.
6.    L’agriculture bio dynamique prend en compte les enzymes et les facteurs de croissance.
7.    Afin de restaurer la fertilité du sol, l’agriculture bio dynamique reconnait comme prioritaire la rotation appropriée des cultures. Les cultures épuisantes devraient être cultivées en les alternant aux cultures favorables à la fertilité du sol.
8.    La culture d’engrais vert et les cultures de couverture sont tenues pour importantes.
9.    L’aménagement des forêts, la protection contre le vent et la gestion de l’eau sont primordiales pour restaurer les conditions environnementales du sol.
10.                      L’agriculture bio dynamique se préoccupe de maintenir la structure du sol (caractéristiques physiques, c'est-à-dire la densité apparente, la porosité, la capacité de rétention de l’eau et la texture)(Sharma, 2001).

dimanche 26 mai 2013

Agriculture Biologique ( Partie 2 )


Agriculture Biologique :
·       Exclusion des OGM
·       Preuves insuffisantes sur la sûreté ; par exemple, le DDT avait été présenté comme une panacée pour tous les problèmes parasitaires, mais en réalité, il s’est avéré être l’un des produits chimiques les plus dommageables.
L’agriculture biologique exige une planification à long terme (période de transition, programmes de rotation..) centrée sur des connaissances et des stratégies visant une production respectueuse de l’environnement, acceptée socialement et économiquement valide.
De nouvelles expressions-clés s’ajoutent :
·       Viabilité économique.
·       Problématiques sociales : les NORMES DE BASE IFOAM focalisent l’attention sur ces problématiques.

Agriculture Biologique :
·       Les pratiques BIO ne peuvent pas assurer que les produits soient indemnes de tout résidu.
·       Pollution de l’environnement … la pollution de l’atmosphère peut provoquer la pollution du produit final.
·       Prouver par des analyses de laboratoire que le produit final est indemne de tout polluant ne signifie pas que ce produit est bien biologique. Les produits phytosanitaires pourraient se dégrader entre-temps … par conséquent, le contrôle et la certification tout au long de la filière de production constituent le fondement de la production BIO.
Agriculture Biologique :
·       Les pratiques BIO assurent que tout au long de la filière de production aucun intrant ou aucune pratique non admis par le(s) règlement(s) ne sont utilisés.
·       La production bio valorise la qualité du produit et de l’environnement de même que le rendement.
·       Les méthodes utilisées veillent à minimiser la pollution de l’atmosphère, du sol et de l’eau.
·       Les produits sont garantis (certifiés et étiquetés) dans le cadre d’un régime indépendant de contrôle et certification.
Le système de production biologique : une approche holistique
·       Valoriser la diversité biologique, recycler, exploiter les ressources renouvelables dans des systèmes organisés localement, utiliser et maîtriser des produits biologiques dans des conditions sanitaires appropriées, en particulier en ce qui concerne les méthodes de transformation, en vue de maintenir l’intégrité biologique et les qualités vitales du produit à tous les stades.
L’agriculture BIO est un système holistique ayant pour dessein d’optimiser l’état de santé et la productivité des communautés interdépendantes de la vie du sol, des plantes, des animaux et des êtres humains. Les pratiques de gestion sont soigneusement sélectionnées dans le but de restaurer et de maintenir une harmonie écologique dans l’exploitation, dans le milieu environnant et en dernière instance, dans tout l’écosystème planétaire.
L’agriculture BIO se veut soutenable sur le plan économique et environnemental et accorde ainsi une attention spéciale aux systèmes biologiques auto-soutenables au détriment des intrants extérieurs. Elle va au-delà de la simple substitution des produits de synthèse par les intrants naturels. L’association entre cycles des nutriments et organismes vivants répond à la finalité toute biologique d’aménager la fertilité du sol en exploitant les processus naturels au lieu des intrants extérieurs (Shepherd et al., 2000).
L’agriculture bio se conforme à des normes de production précises et spécifiques qui sont spécialement conçues pour aboutir à des agro-écosystèmes optimaux qui soient :
·       Socialement
·       Ecologiquement
·       Et économiquement soutenables.
Les principes décrits par la suite constituent les bases des méthodes de gestion biologique :
1.    Protéger l’environnement, minimiser la pollution, promouvoir la santé et optimiser l’activité biologique ;
2.    Restaurer et maintenir la fertilité des sols à long terme, en créant des conditions optimales pour l’activité biologique des sols ;
3.    Maintenir la diversité au sein de système agricole et dans ses alentours, protéger et aménager l’habitat des plantes et de la faune etc. ;
4.    Recycler les matériels et les ressources, dans la mesure du possible, à l’intérieur du lieu de production et dans les communautés limitrophes comme faisant partie intégrante d’un système agricole organisé unique ;
5.    Veiller à satisfaire les exigences, tant sur le plan de la santé que du comportement, des animaux élevés dans l’exploitation ;
6.    Maintenir l’intégrité et la valeur nutritionnelle des denrées alimentaires bios et des produits transformés dans toutes les phases du processus depuis la plantation à la consommation ;
7.    Mettre au point et adopter les nouvelles technologies tout en considérant leur impact social et écologique à large spectre.